Antibes, entre rêve et réalité

Publié le par Gérard PIEL


Le député – maire – président de la CASA et du Symisa, utilise son temps libre pour faire le tour des quartiers. Depuis qu’il n’est plus ministre, Jean Leonetti redécouvre Antibes Juan les Pins.


Entre deux réceptions à la villa Elien Roc, une réunion de l’UMP pour soutenir Fillon, il papillonne de Festival du film de la défense en passant par l’archéologie ou les associations d’anciens combattants.


Par contre, il n’a pas le temps de rencontrer les facteurs en grève ou de visiter les Roms boulevard Guillaumont, ça non !
Avec ou sans casque, il pose devant la salle de sport ou celle de spectacle réfléchissant de quel nom ces deux réalisations pourraient être baptisées. Pour aller rencontrer les habitants des cités HLM, avec ou sans casque, il n’a pas le temps, là non plus.


Il réfléchit avec son 1er adjoint à agrandir le port Vauban et surtout le quai des milliardaires. Depuis des années, il ignore sciemment les difficultés des saisonniers qui travaillent à Antibes – Juan les Pins.


Il joue sur les chiffres confondant allègrement le nombre de familles qui attendent un logement social : 3 450 ! Lui, il parle de personnes !?


Jamais un mot sur les 4 500 familles pauvres recensées à Antibes. Elles n’existent pas, elles n’ont pas yacht ni de villa au Cap, elles n’assistent pas à « Musiques au cœur »…


Des salariés précaires y compris à Sophia Antipolis, ce n’est pas son problème ; des petits commerçants à l’agonie il n’y peut rien ; 1 heure pour relier Antibes à Sophia ce n’est pas sa faute ; des salariés de la CASA ou de la Ville qui sont SDF il dit que ce n’est pas vrai.


La ville rêvée de Jean Leonetti est très loin de la réalité.


Peut-être qu’un jour nous aurons l’occasion d’avoir un vrai débat sans concession et pourquoi pas de parcourir nos quartiers ensemble juste pour lui ouvrir les yeux devant la réalité.

Publié dans Antibes-CASA

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